VINFAST DRIVE & TALK

VINFAST DRIVE & TALK

Le 11 février 2026, j’ai été invité par la marque VinFast, à venir essayer deux de ses modèles : le VF6 et le VF8.

Mais d’abord qui connaît la marque VINFAST ?

VinFast et une marque automobile appartenant au groupe VINGROUP. Un puissant conglomérat vietnamien qui commercialise aussi bien des hôtels de luxe que des automobiles et toutes sortes de services de VTC par exemple.

Après avoir tenté de s’implanter en Europe en 2021 en créant ses propres « store » avec son personnel VinFast, la marque a changé de stratégie commerciale. 

Elle s’appuie désormais sur des concessionnaires dont les groupes X et Y respectivement présents sur Aix-en-Provence et Toulouse.

VINFAST Drive & Talk: le concept, c’est quoi ?

Florence PHAM, directrice de la communication, a invité six électromobilistes à réaliser un aller-retour de Paris à la Normandie au volant des VF8 puis VF6. 

Nous sommes tous membres de la Fédération Française des Associations d’Utilisateurs de Véhicules Électriques.

 

Armel, un des membres de l’AFUVE (association francilienne des utilisateurs de VE) est même l’un des premiers acquéreurs du VF8 en France.

Tandis que Christian et moi, du e-France Café, avons un passé de pionnier en Nissan Leaf et première Zoé.

Sur place, nous déjeunerons dans un charmant cottage où un chef nous aura préparé un délicieux repas pendant que nous débattons sur la marque et ses modèles.

Au départ de Paris, sur le siège passager avant, j’ai fort à faire à découvrir toutes les fonctionnalités du système d’infodivertissement.

Premier bon point, l’Apple CarPlay Android Auto sans fil pour nous laisser guider par Waze jusqu’à destination.

Extirpé de la circulation parisienne, Vincent enquille par l’autoroute à vitesse un peu trop élevée pour les conditions météo.

L’auto présente un confort royal. Mais il se plaint des aides à a conduite car il n’a pas l’habitude que sa petite Peugeot Ion le ramène entre les lignes ou le prévienne d’un changement de voie quand un véhicule est dans l’angle mort.

Pendant qu’il se débat avec les ADAS (les aides à la conduite) je m’amuse avec les sièges ventilés et chauffants à l’avant comme à l’arrière du VF8.

Je n’arrive pas à trouver la consommation instantanée et Armel nous expliquera qu’il faut cliquer sur l’odomètre (le totaliseur de km) pour obtenir la consommation moyenne uniquement.

En fouillant j’ai trouvé le SOH de la batterie(état de santé) qu’ils nomment SOCE sur les infos liées à la batterie, programmation de charge etc… cette transparence en dit long sur la sérénité du constructeur qui, au départ, proposait la location de batterie mais qui maintenant la garantit 10 ans.

A la faveur d’un arrêt sur une aire, je prends le volant. Je ne suis plus impressionné par le gabarit. J’adore les boutons D,R,N,P façon Lamborghini. Le petit volant me met en confiance. Je le passe en mode sport et je mets pied au plancher sur la voie d’insertion.

Je m’attendais à ce que ça parte dans tous les sens, mais non. Ça pousse comme un char d’assaut. Bien aidé par les deux tonnes cinq et ses deux moteurs de 204 chevaux chacun pour le propulser bien droit. Puis je me cale à 110 pour tester sa conduite autonome de niveau deux. Moins précise que les Kia ou les Renault mais mieux que MG.Christian finira par la route à allure plus raisonnable sans parvenir à descendre sous les 27 kWh au 100 km. Ce qui, finalement, vous offrira une autonomie réelle de 300 à 350km. Assis à l’arrière, avec une place aux jambes et en largeur très appréciable, je trouve la suspension moins accueillante que la banquette. Un défaut dû au poids et à la nécessité de contenir les mouvements de caisse certainement.

Après un excellent déjeuner, ponctué d’un café vietnamien à mi-chemin entre l’express et le tiramisu, nous nous livrons a l’exercice des questions réponses.

Un rayon de soleil point le bout de son nez comme le petit chien de notre hôte pointe le bout sa truffe.

J’ai hâte d’essayer le VF6 car il me parait mieux convenir à nos routes, et certainement à un budget et une consommation plus contenue.

Comme le VF8 il ne présente aucun écran face au conducteur mais toutes les infos utiles sur un affichage tête haute auquel je me fais bien finalement. Le toit panoramique apporte de la clarté, mais il n’a pas de rideau occultant.

La présentation est flatteuse, bien que des plastiques durs en partie haute remplacent le cuir de son aîné, les inserts bronze et le cuir marron le rendent chaleureux.

Bel intérieur, je m’y sens à l’aise même si Christian le trouve plus serré « aux coudes ».

Ce à quoi je ne me fais pas, ce sont les clignotants. On ne sent pas le « cran » habituel. Du coup je ne sais pas si je suis sur le mode impulsion ou si je dois l’enlever. Agaçant.

Il doit y avoir un coup de main à prendre avec ces clignotants…

Le bruit artificiel m’a surpris par son intensité et sa sonorité également. Je n’avais rien entendu sur le VF8.

Les performances de la version Plus sont correctes, à condition de ne pas mettre le mode Eco qui souffre des deux tonnes de la bête.

Cela dit un conducteur qui vient du thermique la trouvera sûrement assez vive même en éco…

Le bon point ce sont les consommations bien inférieures à celles du VF8. Nous descendrons à 17,5 kWh/100km bien qu’ayant pris l’autoroute et mis le chauffage car nous avons fini par nous laisser prendre par la nuit et les bouchons franciliens au retour.

Christian a même évité de peu un accident qui venait de se produire. Si on appuie bien, la voiture freine fort. La lourde VF8 aussi sait s’arrêter. 

 

Bilan de la journée. Je laisse repartir la VF6 en me disant que, oui, avec un bon prix, ça pourrait le faire. Qui plus est, elle peut tracter comme ma MG4. Garantie 7 ans. Entretien dans tout le réseau Norauto. Mais elle n’a pas le V2L.

En fait, les deux autos n’ont rien de rédhibitoires. Mais rien non plus qui sorte de l’ordinaire. Si ce n’est leur origine vietnamienne.

Si vous ne voulez pas rouler dans la Tesla Model 3 blanche de tout le monde, vous gagnerez la palme de l’originalité. C’est pour cela que notre ami Armel a jeté son dévolu sur le VF8 et non un Model Y par exemple.

Et c’est pour cela que j’ai craqué pour un Kia e-Soul 64kWh en 2020.

La question que nous nous posons tous, c’est le « après »? Après tout, on n’a pas vu venir les coréens puis les Chinois. Les Vietnamiens ont construit une marque automobile électrique en moins de temps qu’a été créé Tesla.

Je pense que tout dépendra maintenant de leur d’adaptation à notre façon de fonctionner. Un Vietnamien achètera une Vinfast par conviction patriotique.

Les Chinois achètent désormais chinois sur leur marché mais les Français n’achètent pas forcément Renault comme les Allemands Volkswagen.

MG ou Geely ont habilement gardé des bureaux d’études en Europe pour s’adapter aux goûts des européens. Les Chinois contournent les barrières douanières en construisant des usines en Europe de l’Est.

Nul doute que s’ils rencontrent des obstacles les Vietnamiens s’adapteront rapidement.

C’était la rencontre du Fauve français avec le tigre vietnamien.

 

Sébastien GALL, 

Président du e-France Café

Green Mobility Solution

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